cuspide et signe intercepté

Cuspides et signes interceptés : comment bien les interpréter

Temps de lecture : 15 minutes

Les signes interceptés sont, avec les cuspides, le sujet de la seconde partie de l’article dont je vous avais proposé la première partie la semaine dernière.

Comme d’habitude, le texte en pdf est disponible ici :

Maisons, cuspides et signes interceptés (2/2)

Les maisons : des périodes de deux heures 

par Dane Rudhyar

publié en octobre 1935 dans American Astrology Magazine

La cuspide marque une transition de vie

Si on a bien compris ce point , il nous permettra de comprendre la signification profonde d’une « cuspide ». Une cuspide est la transition entre deux maisons. Elle symbolise la transition de la vie entre deux phases de l’identité individuelle. D’une part elle accomplit la première phase. Et d’autre part elle est, de manière encore plus caractéristique, la graine de la phase suivante. Elle a donc toutes les caractéristiques d’une graine. 

Le plant de blé de 1936 sera théoriquement identique à son prédécesseur de 1935. Mais les deux phases de l’identité individuelle représentées par deux maisons successives seront différentes. Différentes, mais liées, la seconde issue pour ainsi dire de la première par l’intermédiaire de la cuspide.

La cuspide, aboutissement et commencement

Dans une cuspide, nous voyons donc l’aboutissement de la maison qui la précède et le point d’origine ou d’émanation de la maison qu’elle « gouverne » et à laquelle elle donne son importance. Elle représente un moment, car les maisons sont des éléments temporels. 

Mais ce moment se distingue par le fait que, dans et par ce moment, l’identité individuelle du natif se projette. C’est un moment de « descente de l’esprit ». Chaque cuspide est une expression de l’individu tout entier, de la personnalité totale. Mais le message énoncé est différent pour chaque cuspide. 

Il y a douze cuspides tout comme il y a douze couleurs fondamentales dans le spectre de la lumière blanche. Chaque cuspide est un rayon du soi émanant du centre qui est l’individu total, l’homme entier. Chaque cuspide est un acte de manifestation du Soi. Un acte de prise de conscience pendant les vingt-huit premières années de la vie. 

Puis, théoriquement du moins, un acte créatif pendant le deuxième cycle de vingt-huit ans. Enfin, un acte d’illumination, encore plus « théoriquement », pendant le troisième cycle de vingt-huit ans. 

La cuspide est un moment de liberté

Parce que la cuspide est un acte de Soi, parce qu’elle est une transition de vie, elle est aussi un moment de liberté. L’individu n’est « libre » que sur ses cuspides. Les planètes situées sur les cuspides soulignent cet élément de liberté. Elles caractérisent la nature et la potentialité de la libre opération du Soi par rapport à la phase du Soi représentée par la maison. 

Pourquoi « liberté » ? Parce que c’est seulement dans les moments de transition que l’homme n’est pas entièrement conditionné. Par les conséquences de ses actions passées, par les effets de ses causes antérieures. Ce n’est qu’alors qu’il peut fonctionner comme un « individu ».

À tout autre moment, l’homme est lié par le groupe dont il est devenu une partie. Il est adapté à son groupe. Mais au point de rupture, il est, pour ainsi dire, « au point mort ». Il peut passer la vitesse de son choix. 

La cuspide, opportunité de déconditionnement

L’homme naît physiquement, c’est-à-dire comme le « je suis » opère en relation avec des sensations et des impressions résultant d’un corps et de la réaction du corps à l’environnement. Il est complètement conditionné pour un temps par les caractéristiques raciales et familiales de ce corps.

Lorsque l’homme devient actif, plus tard, il exprime ce qui, dans sa nature, relève du sentiment, puis de la pensée. Il se trouve lié par les conditions psychiques et mentales de son environnement et par les jugements traditionnels qui lui sont « donnés en pâture » pendant son adolescence.

Même s’il se rebelle, il se rebelle en réaction contre ces conditions. Et on est lié autant par ce contre quoi on se rebelle que par ce qu’on suit par amour. 

Ce n’est que pendant les « périodes intermédiaires » qu’il existe un choix et une liberté relatifs. La liberté peut être très relative en effet. Mais le fait est qu’à ces moments-là, un élément d’unicité individuelle entre dans la vie – de manière positive ou négative. Vous êtes alors vous-même, quoi que cela puisse signifier. Ensuite, vous êtes vous-même conditionné par l’initiative que vous avez prise et l’environnement que vous avez choisi – plus ou moins délibérément – pour mener à bien cette initiative. 

De quelques “moments” particuliers

À la pointe de la septième maison, vous choisissez votre compagnon ou partenaire. C’est le symbole de votre initiative dans cette phase particulière de l’expérience de vie de la septième maison. Une fois que vous avez choisi, vous n’êtes plus libre. Vous devez travailler sur les résultats de votre initiative. 

Les cuspides de la huitième maison et de la neuvième maison montrent les moments secondaires de choix en relation avec cette question du partenariat. Vous pouvez vous régénérer dans la sphère des relations humaines à la cuspide de la huitième maison. Vous pouvez vous épanouir et élargir votre vision mentale à la cuspide de la neuvième maison. 

Comme on le dit souvent, les quatre « angles » – cuspides des première, quatrième, septième et dixième maisons – sont les points les plus cruciaux du thème. Ils symbolisent la « croix » fondamentale de l’identité individuelle – les quatre facultés ou fonctions de base de l’identité individuelle : intuition, sentiment, sensation, pensée. Les quatre cuspides angulaires représentent la liberté de l’individu dans ces quatre domaines. 

Ce sont les points où l’esprit peut entrer dans la personnalité et la féconder en termes d’intuition, de sentiment, de sensation (tous les types de relations) et de pensée. Ce sont les principaux points de germination du thème. Des points de conscience, de créativité et d’illumination.

Les autres cuspides sont secondaires et on peut souvent les ignorer. Les quatre angles sont toujours essentiels et significatifs, à condition bien sûr de connaître le moment exact du premier souffle. 

Interpréter la cuspide

Pour plus de clarté, je répéterai que, selon les concepts déjà exprimés, une cuspide révèle la manière dont le natif accomplit la phase de vie que représente la maison précédente. Elle donne, plus spécifiquement encore, la signification de la phase de vie représentée par la maison dont elle est le point d’origine. 

Pour vérifier ces deux facteurs, il faut tenir compte du signe et du degré de la cuspide. Le signe donne une signification à la maison selon : 

  1. la nature du signe zodiacal lui-même,
  2. la nature de la planète qui gouverne ce signe,
  3. la position et les aspects de cette planète dans le thème. 

Le degré de la cuspide donne une signification à la maison en fonction du symbole attaché à ce degré. 

Il faut se rappeler que le premier degré du Bélier comprend toutes les minutes comprises entre 0° du Bélier et 1° du Bélier inclus. Le second degré s’étend entre 1°1′ du Bélier et 2° du Bélier. 

Les planètes dans la zone de la cuspide

Dans la mesure où nous considérons la cuspide elle-même comme un indicateur de la nature individuelle de la maison, nous devons limiter la cuspide à un degré particulier du zodiaque. Cependant, certains astrologues, au lieu d’utiliser les symboles des degrés, peuvent trouver plus commode de considérer des régions zodiacales qui s’étendent sur plusieurs degrés. Afin de vérifier un type de signification plus différencié que celui fourni par les douze signes du zodiaque. 

Dans ce cas, et plus encore lorsqu’on prend en compte la relation des planètes (ou des étoiles fixes) aux cuspides, il est nécessaire d’élargir le concept de cuspide. Au lieu de parler de la cuspide comme d’un point ou d’un moment de transition, il faut en parler comme d’une zone ou d’une période de transition. 

L’idée n’en est pas modifiée. Tout dépend simplement de la rapidité avec laquelle l’observateur – le moi individuel du natif – s’adapte. Pour certaines personnes, la transition d’une phase de la vie à la suivante peut être soudaine. D’autres s’adapteront progressivement et insensiblement au changement. D’un point de vue psychologique, la question est donc individuelle et il n’est pas toujours facile de la déterminer. Cependant, on peut dégager quelques principes généraux. 

La vitesse du changement de phase de vie

Il est habituel que les personnes émotives changent soudainement et de manière quelque peu explosive. Il en est ainsi parce qu’elles ont une grande inertie psychologique, c’est-à-dire une résistance au changement. Ainsi, le changement est retardé, pour ainsi dire, jusqu’au dernier moment de l’ancien cycle. Ensuite, le nouveau cycle se précipite avec fracas. 

En revanche, les personnalités mentalement polarisées sont plus changeantes (« mutables » plutôt que « fixes »). Et donc plus promptes à s’adapter à de nouveaux points de vue. Quant à l’homme d’action, tout dépend de la force motrice de ses actes – s’il est au fond un conservateur ou un progressiste. 

La vitesse du mouvement de la Lune à la naissance et la position de Mercure avant ou après le Soleil, ainsi que l’étude d’Uranus dans le thème, permettent généralement d’en juger.

« Durée » d’une cuspide

Dans un sens cosmique, on peut dire que la transition entre deux cycles est égale en durée au dixième de la durée totale du cycle. Si l’on considère un cycle de 100 ans, la transition vers le cycle suivant prendra, théoriquement, 10 ans. Ainsi, comme une maison englobe 30 degrés d’espace (et non de longitude zodiacale, ne l’oublions pas), on peut supposer sans risque que la « zone cuspidienne » de transition s’étend sur 3 degrés d’espace. Dans certains cas, cela pourrait signifier plus du double de cette quantité en degrés de longitude zodiacale.

Parfois, on peut admettre un espace de 3 degrés de part et d’autre de la cuspide, peut-être même davantage dans le cas du Soleil et de la Lune. Mais, si nous nous rappelons notre illustration précédente de l' »observateur » regardant fixement le lever des corps célestes, une chose devrait être claire pour nous. Il existe une grande différence entre la « zone cuspidienne » qui précède le degré de la cuspide (dans le sens des aiguilles d’une montre) et celle qui le suit. La première est le champ de localisation des planètes qui sont sur le point de se lever . La seconde, des planètes qui se sont déjà levées. 

Planètes déjà levées ou sur le point de se lever

En d’autres termes, une planète située au tout début d’une maison (comme Vénus et la Lune dans le tableau précédent, fig. 2) est sur le point de se lever du point de vue de l' »observateur » pour qui la cuspide de cette maison est devenue l’horizon.

En revanche, une planète située à la fin d’une maison s’est déjà levée. Elle est donc sortie du champ de vision de l’observateur pour qui la pointe de la maison suivante est devenue l’horizon. 

Dans notre illustration, le Soleil et Saturne sont tous deux des planètes « déjà levées » du point de vue respectif d’un observateur de la cuspide de la maison 1 et d’un observateur de la cuspide de la maison 7. Elles sont situées, le Soleil à l’extrémité de la maison 12, Saturne à l’extrémité de la maison 6. Elles représentent des « qualités épanouissantes » en relation avec leurs maisons respectives.

Qualités épanouissantes et impulsions initiatrices

Par contre, Vénus et la Lune sont toutes deux des planètes « sur le point de se lever » du point de vue respectif d’un observateur de la cuspide de la  maison 1 et d’un observateur de la cuspide de la maison 3. Elles sont situées, Vénus au début de la première maison, la Lune au début de la troisième maison. Elles symbolisent les « impulsions initiatrices ». 

signes interceptés
Soleil sur le point de se lever

« Qualités épanouissantes » signifie que la phase de vie que la maison représente s’accomplit par l’intermédiaire de la fonction symbolisée par la planète. La phase de vie de la maison 12 est, disons, une synthèse introspective. Elle fait référence à la fin des cycles de développement, à la récolte des fruits de l’expérience, qu’ils soient bons ou mauvais.

Le Soleil « à peine levé » signifierait donc que le natif consacre une grande partie de sa force vitale à cette collecte. Que la note clé de son Moi consiste à achever et à synthétiser le passé, juste avant un nouveau cycle de manifestation. Il peut ressentir psychiquement ce nouveau cycle (cf. ce que j’ai dit plus haut dans cet article), mais il n’en verra pas la réalité concrète et précise. Il peut rêver de la « lumière » toute sa vie, mais il ne sera pas témoin du « Soleil » concret, de l’actualisation du rêve.

Planètes et “qualités épanouissantes”

De même, Saturne, « à peine levé » par rapport à la cuspide de la maison 7, signifie que, grâce aux caractéristiques de Saturne, le natif accomplira l’aspect de la maison 6 de son être et de sa destinée. Tout son travail, toute sa dévotion tendront vers une condition de concrétisation et de focalisation. Il s’accomplira en devenant complètement formé et défini.

Le natif doit travailler à la concrétisation. Ce qu’il sert ou qui il sert prendra dans sa conscience la forme la plus tangible. Il n’y aura pas de glamour à ce sujet, seulement une concentration pratique et concrète. Cela affectera bien sûr le domaine de la maison 7, celui des contacts humains intimes ou des partenariats, et la capacité du natif à entrer dans de telles relations. Il y aura une sorte d' »arrière-plan » saturnien dans ces relations, une sorte de rigidité. Non pas comme un facteur conscient réel, mais plutôt comme une nécessité subconsciente. 

D’autre part, Vénus « sur le point de se lever » au début de la maison 1, signifie que la personnalité du natif sera propulsée vers l’extérieur par les impulsions vénusiennes. Le charme et le pouvoir harmonisant de Vénus imprégneront la source même de son identité individuelle. 

De même, la Lune « sur le point de se lever » au début de la maison 3 signifie que les forces intellectuelles agissant dans la conscience du natif fonctionneront avec l’impulsivité lunatique des « sentiments », etc. 

Difficultés d’interpréter les cuspides

J’espère que ces exemples suffisent à indiquer comment appliquer dans la pratique les principes généraux énoncés précédemment. Cette application n’est pas toujours facile, car on doit prendre en compte de nombreux facteurs. Mais tout effort réel d’interprétation de ces « zones cuspidiennes » et des planètes qui s’y trouvent ne peut que récompenser amplement l’étudiant et le praticien qualifié. 

En effet, avec les cuspides, nous avons affaire à des facteurs essentiellement spirituels. Mieux encore, à des points où la vie et le caractère sont en devenir. Ils sont les « articulations » d’un thème. Ce sont les foyers des énergies formatrices de l’être. Ils symbolisent les points sensibles de la personnalité, les instances de formation des complexes. 

On lit alors le thème comme un indice du développement de la conscience dans ses cycles de 28 ans (cf. Les trois cycles de la vie : comment dresser leur thème). On peut également repérer les moments du destin où l’individu fait usage de sa liberté créatrice. Ou succombe à la pression des conditions environnantes.

Les signes interceptés 

Cette étude ne serait pas complète si nous ne mentionnions pas la question des signes interceptés. Les signes interceptés sont causés par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre sur le plan de l’orbite terrestre autour du Soleil. De ce fait, plus de trente degrés de longitude zodiacale peuvent s’entasser dans une maison. Et dans de nombreux cas, cela signifie qu’un signe entier, et près des pôles parfois deux signes, est pris en sandwich à l’intérieur de la maison sans apparaître du tout sur aucune cuspide. 

Dans le thème déjà pris comme exemple, le signe du Bélier est intercepté dans la maison 10 (et le signe de la Balance, dans la maison 4). Certains astrologues prétendent qu’en raison de cette interception, les questions de la maison 10 présenteraient des caractéristiques très marquées du Bélier plutôt que des Poissons. Bien que les Poissons soient situés sur la cuspide de la maison 10 et qu’ils en soient donc le maître ou le significateur. Il y a du vrai dans une telle affirmation, mais là encore, nous n’avons qu’une interprétation incomplète et largement trompeuse du problème astrologique en cause. 

Principes d’interprétation des signes interceptés

Du point de vue de l’analyse précédente de la signification des cuspides, la situation est la suivante. Lorsqu’un signe n’apparaît pas sur une cuspide, cela montre que le moi individuel du natif n’opère pas de manière créative. Ou qu’il n’atteint pas la conscience, à travers la qualité de vie symbolisée par ce signe. Le natif, en tant qu’être spirituel, n’exerce pas sa liberté au moyen de la puissance de ce signe. 

Mais il l’exerce doublement, pour ainsi dire, au moyen de la puissance du signe qui apparaît sur deux cuspides successives. Par « doublement », j’entends par rapport à deux phases fondamentales de son être et de son destin.

En d’autres termes, les grandes questions ne se posent pas pour lui de manière positive à travers la qualité représentée par le signe intercepté. Dans notre exemple, la qualité impulsive et pionnière du Bélier n’est pas un problème dans la vie du natif. Il n’a pas le choix de l’utiliser ou non. Il ne s’exprime pas, en tant qu’individu, à travers elle.

Ce qui se passe, c’est que cette qualité du Bélier est, pour ainsi dire, considérée comme allant de soi dans toutes les affaires de la dixième maison. On peut la voir opérer à l’arrière-plan de toutes les activités publiques et professionnelles du natif – inconsciemment ou instinctivement.

Cela peut signifier que la qualité du Bélier fonctionne comme un « complexe » psychologique. Elle peut avoir été inhibée. Dans ce cas, peut-être à cause de la position sociale du père. Elle peut être devenue la substance d’un « complexe d’infériorité ». Et ce complexe pousse le natif de façon puissante, mais fatale et peut-être tragique, vers des réussites publiques.

Signes interceptés et inconscient

Ainsi, la qualité du Bélier domine effectivement les questions de la maison 10. Mais cette domination peut être presque névrotique dans certains cas. Elle s’enracine dans des facteurs inconscients. Des facteurs sur lesquels l’individu, en tant qu’individu, n’a que très peu de contrôle. Et à travers lesquels il n’acquiert pas de réelle conscience ni ne s’exprime de manière créative. 

Cela peut être dû au fait que, dans les vies antérieures (si l’on y croit !), l’âme individuelle a tiré de la qualité du signe intercepté tout ce qu’elle pouvait en tirer. Dans ce cas, la qualité s’intègre dans la personnalité comme un instinct incontesté. Ou bien, il se peut que la personnalité se soit formée sous une pression extérieure. Laquelle a inhibé le développement conscient et harmonieux (spirituel) de la qualité. Un « complexe » a pu alors se développer.

Les résultats extérieurs seront très différents dans chaque cas. Cependant, ce que l’on peut constater astrologiquement, c’est qu’il y a une certaine fatalité liée à la qualité du signe intercepté. Quelque chose d’inhérent ou de subconscient, qui opère de manière inévitable. Et sur lequel l’individu n’a pratiquement aucun contrôle. Cela sera insistant, sinon pathologique ou tragique. Cela signifiera toujours une sorte de déséquilibre, psychologiquement. 

Mais ce déséquilibre même peut signifier une concentration de forces qui poussera le natif à des réalisations saisissantes. Comme le fait souvent remarquer C. G. Jung, un « complexe » n’est en effet pas nécessairement « mauvais ». Il est souvent le moyen par lequel l’individu s’élève au-dessus de la moyenne et de la norme. Il l’incite à atteindre des sommets d’accomplissement individuel. A condition qu’un ajustement psychologique soit effectué qui soit individuellement significatif et stable.

Signe concernant deux cuspides

La qualité du signe intercepté a donc un caractère de motivation inconsciente et fatidique. En revanche, la qualité du signe étalé sur deux cuspides successives se révèle d’une importance décisive dans la vie consciente et délibérée du natif. Dans notre exemple, le signe du Lion régit les maisons 2 et 3. Les questions relatives à ces deux maisons seront résolues par l’individu grâce à la qualité du Lion. En traitant avec ses possessions ancestrales ainsi qu’avec son environnement proche, par exemple, le natif s’exprimera et se trouvera par une affirmation forte, émotionnelle et auto-projective.

Les indications données par les signes interceptés et les signes “étalés” doivent bien sûr être précisées. Par d’autres indications, souvent plus importantes, dérivées des positions planétaires, des aspects, etc. Mais en utilisant tous les éléments liés aux cuspides, l’astrologue intuitif peut lire l’histoire spirituelle de l’individu. Il le fait d’une manière qu’on ne peut probablement pas reproduire.

C’est peut-être pour cette raison que le degré exact des cuspides est si difficile à déterminer ! Car l’histoire spirituelle du développement d’un individu devrait toujours rester un profond mystère pour l’investigateur superficiel.

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